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    Ce thème de Zoridae m'a fait me retourner et lire puis reprendre certains textes que j'ai écris dans la rubrique "des mômes..."

    J'ai beaucoup plus écrit sur des garçons que sur des filles, comme s'ils m'avaient plus marqués !

    Voivi un petit retour vers les plus petits d'entre eux, tous fils de quelq'un. La plupart des textes renvoient aussi un peu à leurs parents.

    Le tout premier avait une fermeture Eclair. Le second avait de très grandes ambitions pour un tout petit appétit. Le troisième était la force slave, le quatrième avait des nuits humides. Le cinquième pleurait en faisant "bouhhh..." comme dans les bandes dessinées. Le dernier de la serie, il lui est arrivée une bien fâcheuse histoire, qui aurait pu avoir de graves conséquences pour sa vie d'adulte !

    Bonnes lectures !
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    Zoridae, a proposé à ses lecteurs d'écrire sur le thème "fils".
    Je me suis prise au jeu.



     

    Ce fils là ...

    Lorsque son fils est né il n’avait pas 20 ans et était encore un enfant. Lorsque son fils est né elle n’en avait guère plus et était encore une enfant.

    A cette époque il fallait avoir 21 ans pour n’être plus enfant.


    Leurs parents n’ont pas voulu de ce couple là, couple improbable de leur fils et de la bonne pour les uns, de leur fille et du fils des patrons pour les autres. Cela ne se faisait pas !


    La jeune maman est restée chez ses parents, a tapé du pied pour que son fils soit bien le sien et non un autre de ses petits frères, son père à elle l’a soutenue. Le jeune papa passait régulièrement voir son fils et partageait du temps avec lui et sa belle amoureuse. L’enfant portait le même prénom que lui, on comprend aisément pourquoi.


    Lorsqu’ils ont eu 21 ans, les parents de ce fils là se sont mariés. Il avait 3 ans.



    Ce fils là, c’est mon papa.





    Il y a un an lorsqu’à mon tour j’ai su que j’allais devenir maman, mes grands-parents ont su touver des mots pour m’accompagner dans ma tourmente. Ma grand-mère m’a beaucoup parlé de son fils, lui aussi né dans la tourmente, à me dire aussi souvent « ton père a tout de suite su se faire aimer, tu verras que ton enfant saura ». Elle aussi s’est sentie bien seule pendant sa grossesse puis les premiers mois de vie de son fils, même si le papa n’était pas loin.


    Lorsque j’ai mes grands-parents au téléphone, ils demandent systématiquement des nouvelles du papa de ma fille. Parce que c’est important pour eux que cet homme là aille bien. Et c'est tellement précieux pour moi !

    Si aujourd’hui je trouve mes marques dans ma nouvelle vie de maman, qui ne ressemble pas à celle que je m’étais imaginée, c’est aussi grâce à eux.

    Et je suis fière que ce fils là, ce soit mon papa, l’amoureux de ma maman, et le grand-père de ma fille.



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    C’est une classe de CM2, une classe tenue par un de ces instits mordants, aussi passionnés que passionnants, qui se lance des défis de réussite autant qu’il les lance à ses élèves. Ils croient en eux, alors qu’eux y croient si peu.


    Je fais intrusion dans cette classe pour leur présenter le spectacle. Benjamin Britten, compositeur anglais du début du 20
    ème siècle a composé un opéra pour chœur d’enfants. C’est celui là que cette classe viendra écouter et voir la semaine prochaine, dans une mise en scène épurée.

    Seulement voilà… leur instituteur n’est pas là. Il est remplacé par une jeune femme qui, elle-même, croit très peu en elle. Elle s’efface au fond de la classe et me laisse seule face à des enfants perdus dans leurs corps trop grands, et dans leur vie où les limites ont l’air bien floues.


    Ils m’attaquent. Il est question d’argent. Pourquoi leur demander de payer quelques francs pour assister à un spectacle puisqu’il est joué par des enfants qui ne seront pas payés. Je prends la craie et on décortique ensemble tout ce qu’il y a à payer pour que le spectacle puisse avoir lieu, même dans ces conditions là. Même s’ils trouvent seuls les réponses à leurs questions, ils restent sceptiques… que va-t-on vraiment faire de cet argent…


    Mais j’en ai assez je ne suis pas venue là pour ça. Alors je m’asseois sur une table, et je parle. Je commence par « Il était une fois… » et je déroule l’histoire de ce jeune mousse, de la tempête, du naufrage. Je les sollicite aussi pour les amener à la mise en scène du spectacle : il n’y aura pas de décor, toute l’ambiance est jouée par les petits chanteurs.


    Petit à petit, leurs visages s’appaisent, les yeux qui étaient baissés se lèvent. J’aime le moment ou les bouche s’ouvrent pour que leurs oreilles écoutent mieux. Au fond de la classe, la jeune maîtresse a la même attitude qu’eux.


    L’histoire est finie, les enfants sont conquis et on se donne rendez-vous la semaine suivante, je les accueillerai à l’entrée de la Maison de la Musique.


    Dans le couloir, la maîtresse me cueille : « c’était sympa, merci. Mais bon de toutes façons on viendra pas, ils sont trop durs. » Je lui demande si elle était là, si elle a suivi tout ce qui venait de se passer. Si ces enfants qui croient si peu aux adultes ne viennent pas parce que ça lui fait peur… c’est le monde à l’envers.


    Alors je lui promets, je lui promets de les accueillir dès l’arrivée du car, de les placer spécifiquement dans la salle pour qu’ils ne soient pas tous ensemble, je lui promets aussi de tout mettre en œuvre pour que cette classe puisse rencontrer le groupe de chanteurs à l’issue du spectacle.


    Je rentre au bureau fatiguée, et je n’ai pas envie qu’ils ne viennent pas. J’ai insisté auprès du directeur, pour qu’il rassure sa jeune remplaçante et qu’elle vienne.


    Les cars arrrivent les uns après les autres. « Ma » classe n’est pas encore là. Le directeur de l’école m’a confirmé leur venue la veille, mais cette maîtresse est effrayée et je crains qu’elle ne se désiste au dernier moment.


    Enfin les voilà ! Assis par terre dans le hall, je leur explique les règles. Ils les connaissent, ils viennent en spectales avec leurs écoles depuis la petite section de maternelle. Mais c’est toujours bon de les leur rappeler, et cette salle est plus grande, plus vraie, plus pro que la petite salle habituelle.


    Je leur explique qu’ils seront devant, aux premiers rangs. Les enfants sur scène ne verront qu’eux, ils ont besoin de leur regard pour réussir leur spectacle. Ces enfants là leur donnent d’ailleurs rendez-vous à la fin du spectacle pour se raconter les choses, confrontation de la salle à la scène, de la scène à la salle pour échanger des mots après avoir échanger des regards.


    La maîtresse est effrayée, elle voulait qu’ils soient éparpillés dans la salle. Je lui confie ma crainte de les voir en petits groupes épars, qu’ils se cherchent et fassent front en occupant finalement tout l’espace. Je préfère leur donner une place valorisante et utile.


    Le noir se fait, je m’installe avec eux. Un clin d’œil à la demoiselle au walkman qui dépose ses oreillettes, j’aide un trop grand à enlever son blouson qui fait du bruit. Les enfants de l’opéra entrent sur scène. Ils ont compris eux aussi, et choppent du regard les durs du premier rang. Au fil du spectacle, certains se retournent pour croiser mon regard. Ils sont conquis, les bouches sont ouvertes, et leurs corps se balancent au rythme de Benjamin Britten.


    Je ne me souviens pas de ce que ces enfants se sont dit après le spectacle, j’étais juste bien. Juste bien de les voir heureux, les petits sur scène et les grands en bas. Des grands qui se sont mis debout pour applaudir la prestation des jeunes chanteurs.


    Ce moment a pu avoir lieu parce qu’un insititeur passionnant et passionné avait déjà soudé cette classe, qui a su retrouver le temps d’un spectacle son potentiel de réussite.

     

     


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    Le pouce, c’est plutot un individu taquin.

     

    Le pouce, tu l’as trouvé, tu sais qu’il est bien dans ta bouche, ou plutôt que c’est bien quand tu l’as dans ta bouche. Seulement voilà… quand tu arrives à le mettre dans ta bouche, paf, ton bras te kidnappe ce pouce, et l’envoie trop loin… plus de pouce !

     

    Ta main aussi joue les coquines, et cache souvent le pouce dedans. Tu regardes alors ton poing d’un air perplexe… à la recherche du pouce perdu…

     

    Le pouce, c’est bien pour se calmer. Mais ça, tu ne t’en es pas encore rendu compte parce qu’un pouce fuyant, ça ne calme pas, c’est sur ! Pour l’instant, le pouce, c’est quand tu es calme, ou encore la recherche du pouce est une activité à part entière… Tu le suces alors très fort, la main toute ouverte sur ton visage.

     

    Le pouce n’est pas très discipliné pour l’instant… tu lui demandes de toute ta force d’aller dans ta bouche… mais lui, il n’y va pas, il préfère l’œil, le nez, la joue…

     

    Depuis quelques jours, tu as trouvé la technique imparable : tu vises le nez avec ton pouce, puis tu descends, et hop, dans la bouche !

     

    Hier, je t’ai vue le faire avec tes deux pouces, longer le nez, et hop, la bouche. L’espace d’un instant, tu avais les deux pouces dans la bouche. Tu t’es détendue de bien-être, puis tes bras ont emmené tes pouces loin de la bouche…

     

    Tes pouces et toi, c’est toute une histoire, que je ne me lasse pas d’observer…

     

    15.01.2009

    pouce

     
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    Un ouragan en début d’année

    Tourmente qui déstabilise plus que tout

    Et puis petit à petit de nouveaux repères

    Un ventre qui s’arrondit

    Des amis la famille qui soutiennent

    Le mariage de ceux que j’aime

    Et enfin… enfin…

    Deux petits pieds, deux petites mains

    Et aujourd’hui des sourires !

     

    Alors…

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