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Avec mes doigts :

Mes doigts, des aiguilles et de la laine :

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    Depuis qu’Amandine est née, Pitt Ocha nous accompagne à la maison, dans la voiture, avec un réel bonheur.

     

    Les deux premières histoires sont encore trop dures pour ses oreilles de 4 ans, elle a peur de cette histoire d’une maman qui meurt, si bien que jusqu’à maintenant elle n’a pas pu aller beaucoup plus loin dans l’histoire. On sait bien que Pitt s’est vu offrir un Chap’iteau, qu’il sait jongler avec les bruits, mais elle n’a pas encore bien compris que sa nouvelle vie était dans un camp de caravnes. Et le pays des mille collines, je crois bien qu’elle a bien compris que c’était l’histoire d’un drame de l’ordre de l’insurmontable. On écoute on chante on danse sur les chansons, mais je la laisse grandir encore un peu pour prendre le temps de cette histoire.


    Hier, nous sommes allés cherché « Pitt Ocha qui est arrivé à la poste ! ». C’est la tisane aux mille couleurs qui nous arrive. Amandine, c’est une petite fille aux mille couleurs. Son univers est de toutes les couleurs, de ses dessins à ses habits en passant par ses émotions.

    Hier, nous avons écouté le nouvel album. Mais « pas l’histoire maman pas l’histoire ! » … « Tu sais sa maman elle est morte… »


    Hier soir, nous avons lu le livre. Un peu difficile à comprendre parfois, il fait un peu peur aussi, ce pays si gris et Jeanne tellement malade qu’elle ne peut pas parler. Elle a lutté pour ne pas y rentrer, mais au bout du compte elle a plongé dedans. « Nous maman on l’aime pas le lait tout gris hein ».


    Ce matin, ma petite fille m’a rejoint dans mon lit pour me raconter qu’elle avait rêvé des « jaunes aux barbes multicolores », à Pitt Ocha et son copain, « pas bêtes ! », et à Jeanne si malade qu’elle ne pouvait pas parler, au pays qui « retrouve ses couleurs de toutes les couleurs ».

    Là tout de suite à côté de moi, ses livres préférés et ses poupées autour d’elle pour se protéger de ce monde un peu inconnu, Amandine écoute l’histoire. Elle attend d’entendre Jeanne, elle me demande si la tisane est terminée, « Est-ce qu’elle va mieux celle qui est malade  maman ?». Et ça y’est, en même temps que j’écris ces mots, Jeanne parle à Tisan, ma puce sourit, elle est soulagée elle aussi.


    Amandine, c’est une petite fille qui parle beaucoup, mais souvent si peu dès qu’il y a beaucoup de monde autour d’elle. Son monde multicolore se ternit un peu, sa joie de vivre a plus de mal à s’exprimer. Alors je crois que l’histoire de Jeanne et ce pays tout triste qui s’ouvre enfin à toutes les couleurs fait un joli parallèle, quand elle se lance des défis pour aimer être dans le grand monde aussi à l’aise qu’elle l’est dans son petit monde.


    Merci les ogres de prendre nos enfants pour ce qu’ils sont, de grandes personnes qui nous paraissent si petites, merci de leur amener le monde, ses sons et ses couleurs, dans leurs petites oreilles.

     

    http://www.lesogres.com/newsletter/couvpitt.jpg

    Pitt ocha et la tisane de couleurs - Les ogres de Barback - Label Irfan

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    Ce n’est pas un film que j’ai regardé. C’est un film dans lequel j’ai plongé.

     

    Le générique déjà. Flash back… maman papa mon frère et moi… et les autres.

    Et puis le film… il est vrai, il est juste, il me parle de moi, d’eux… de ma fille aussi ; de moi enfant, de moi maman, de moi maintenant, de moi à venir aussi… il parle de la vie… de la mort.

     

    Il est la vie surtout.

     

    Au fil du film, de clins d’œil en souvenirs, de passages du rire aux larmes presque, mais jamais trop, juste ce qu’il faut. Au fil de la rencontre de ces gens si normaux, si simples qu’ils en deviennent exceptionnels… et nous avec.

     

    Et puis ce bonhomme là, ce papa là. C’est Jacques Gamblin qui le joue ce papa là. Depuis le début du film, au fil du film, ce type un peu lunaire, toujours là mais pas là, explosif parfois, si beau quand il sourit, avec les yeux si bleus… ce papa là dès le début du film m’a fait penser au mien de papa. Et, au moment où vraiment, je me dis que c’est assez fou d’avoir pu mettre en scène, d’avoir pu jouer un type qui lui soit si proche (ha si… j’aurais juste parfois aimer voir mon père s’énerver comme ça…il y a juste ça que je ne l’ai jamais vu faire) … juste à ce moment là je le vois boire son café du p’tit déj’ dans un bol qui s’appelle Robert.

     

    Robert.

     

    Jusque là on ne savait pas son prénom, jusque là je voyais mon papa-boby-lolo caché derrière Gamblin. Et voilà qu’il s’appelle Robert aussi…

     

    Puis l’histoire devient plus dure, la fin du film je n’en veux pas pour mon papa bien sûr qui en voudrait. Mais j’ai pensé à ma copine, celle-là, et son apa. Et puis celle-là aussi. Et puis d’autres tiens… mais là où ce film est magnifique, c’est que même dans le tragique il reste vivant, il reste vrai.

     

    Dans ma vie, dans nos vies, on a tous quelques-uns de ces « premiers jours du reste de nos vies », de ces jours si banals qu’on se dit qu’ils ne valent pas la peine d’être racontés, de ces jours si particuliers pourtant qu’ils marquent un tournant de nos vies. Ces jours, tragiques parfois, qui nous rendent différents, ces jours qui nous font grandir à chaque fois.

     

    Merci pour ce film…

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     La première fois qu'elle l'a fait, c'était par inadvertance. De ma part bien sûr :)

    Le matériel était prêt pour que je la maquille en tigre...

    Et le temps de revenir de la cuisine, je l'ai trouvée installée, le pinceau à la main, et c'était parti pour son premier maquillage toute seule.


     maquillage


     Elle avait deux ans et demi, et s'était maquillée en ours : 

     

     maquillage

     

      Un mois plus tard, sous mes yeux de maman émerveillée, le premier clown :


     maquillage  


    Celui-ci, le mois de ses trois ans, c'est un tigre.

    Pas tant que le résultat, c'est le processus que j'adore, la regarder faire, réfléchir, se concentrer,

    agencer les couleurs et s'observer :


      maquillage

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    C'est bien beau de reprendre le blog, encore faut-il publier !

     

    J'aurai pu vous parler de mon bonnet, mais j'ai pas pris de photos.

    J'aurai pu faire un chouette billet avec les maquillages d'Amandine, ceux qu'elle se fait elle même, c'est juste épatant. Mais j'ai pas pris le temps.

     

    Alors juste, pour le plaisir, celui qu'elle a choisi aujourd'hui. De toutes les couleurs, et avec des ballons. Photos prises du portables, les couleurs saturent un peu, mais l'idée est là... et elle était ravie et fort jolie !

     

    maquillage

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    Les bonhommes, dans les doigts des petits, ça vient d'un coup.

     

    Y'a pas de bonhommes, y'a des gribouillis, parfois des gribouillis qui ont un sens pour l'enfant.

    Mais c'est tout.

    Et hop, un jour, une larve de bonhomme.

    Ce jour là, mon Amande a dessiné son pote Y.

    Elle en a fait plein d'autres, mais je n'ai photographié que Y.

    Ils avaient tous le même concept de base, avec des formes différentes.

     

    Son copain Y donc, au mois d'octobre :

     

    dessin de Y par Amandine

     

    Pour la petite histoire, son copain Y est né 26 heures avant elle, ils ont deux jours d'écart même si c'est à peine, et surtout, ils étaient potes de maternité. Et les voilà potes d'école, et visiblement, le feeling passe bien entre les deux.

     

    Revenons à nos bonhommes.


    Après ces bonhommes là, hop, plus de bonhomme.

    Le temps passe, et les vacances de Noël arrive.

    Une soudaine envie de "ma peinture", et voilà un nouveau bonhomme qui surgit du pinceau.

    Il des lunettes celui là, visiblement super grosses,

    on ne lui voit plus le visage pourtant il en avait un.

     


    dessin de Y par Amandine

     

    A nouveau, plus de bonhommes.

     

    Papi et Mamie ont dépoussiéré le tableau blanc, acheté des feutres.

    Mais non pas question de dessiner.

    Jusqu'à hier, d'un seul coup, ça lui prend comme une envie de pipi,

    il n'y a plus qu'une seule envie, dessiner.

    Et là, c'est partie pour une série de portraits.

    En pieds.

    Mais nus visiblement.

    Une fois elle m'a dessinée avec mon t-shirt et mon pantalon,

    ça a donné un gros gribouillage vert et bleu qui a recouvert le bonhomme-moi.

     

    Les détails des dessins de mon Amande : tous ses bonhommes ont des joues. Souvent à l'extérieur du visage. Et les cheveux ne sont pas attachés à la tête.

     

    Son copain N :

     

    dessin de Y par Amandine

     

    Sa cousine (les deux taches vertes sont les joues, et les 17 traits les cheveux, les deux taches vertes dans les cheveux les oreilles, les bras sont bleus et tous petits) :

     

    dessin de Y par Amandine

     

    Et là, c'est moi. Pas besoin d'explications, je suis juste magnifique :

     

    dessin de Y par Amandine

     

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