Avec mes doigts :

Mes doigts, des aiguilles et de la laine :

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    Ce n’est pas un film que j’ai regardé. C’est un film dans lequel j’ai plongé.

     

    Le générique déjà. Flash back… maman papa mon frère et moi… et les autres.

    Et puis le film… il est vrai, il est juste, il me parle de moi, d’eux… de ma fille aussi ; de moi enfant, de moi maman, de moi maintenant, de moi à venir aussi… il parle de la vie… de la mort.

     

    Il est la vie surtout.

     

    Au fil du film, de clins d’œil en souvenirs, de passages du rire aux larmes presque, mais jamais trop, juste ce qu’il faut. Au fil de la rencontre de ces gens si normaux, si simples qu’ils en deviennent exceptionnels… et nous avec.

     

    Et puis ce bonhomme là, ce papa là. C’est Jacques Gamblin qui le joue ce papa là. Depuis le début du film, au fil du film, ce type un peu lunaire, toujours là mais pas là, explosif parfois, si beau quand il sourit, avec les yeux si bleus… ce papa là dès le début du film m’a fait penser au mien de papa. Et, au moment où vraiment, je me dis que c’est assez fou d’avoir pu mettre en scène, d’avoir pu jouer un type qui lui soit si proche (ha si… j’aurais juste parfois aimer voir mon père s’énerver comme ça…il y a juste ça que je ne l’ai jamais vu faire) … juste à ce moment là je le vois boire son café du p’tit déj’ dans un bol qui s’appelle Robert.

     

    Robert.

     

    Jusque là on ne savait pas son prénom, jusque là je voyais mon papa-boby-lolo caché derrière Gamblin. Et voilà qu’il s’appelle Robert aussi…

     

    Puis l’histoire devient plus dure, la fin du film je n’en veux pas pour mon papa bien sûr qui en voudrait. Mais j’ai pensé à ma copine, celle-là, et son apa. Et puis celle-là aussi. Et puis d’autres tiens… mais là où ce film est magnifique, c’est que même dans le tragique il reste vivant, il reste vrai.

     

    Dans ma vie, dans nos vies, on a tous quelques-uns de ces « premiers jours du reste de nos vies », de ces jours si banals qu’on se dit qu’ils ne valent pas la peine d’être racontés, de ces jours si particuliers pourtant qu’ils marquent un tournant de nos vies. Ces jours, tragiques parfois, qui nous rendent différents, ces jours qui nous font grandir à chaque fois.

     

    Merci pour ce film…

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     La première fois qu'elle l'a fait, c'était par inadvertance. De ma part bien sûr :)

    Le matériel était prêt pour que je la maquille en tigre...

    Et le temps de revenir de la cuisine, je l'ai trouvée installée, le pinceau à la main, et c'était parti pour son premier maquillage toute seule.


     maquillage


     Elle avait deux ans et demi, et s'était maquillée en ours : 

     

     maquillage

     

      Un mois plus tard, sous mes yeux de maman émerveillée, le premier clown :


     maquillage  


    Celui-ci, le mois de ses trois ans, c'est un tigre.

    Pas tant que le résultat, c'est le processus que j'adore, la regarder faire, réfléchir, se concentrer,

    agencer les couleurs et s'observer :


      maquillage

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    C'est bien beau de reprendre le blog, encore faut-il publier !

     

    J'aurai pu vous parler de mon bonnet, mais j'ai pas pris de photos.

    J'aurai pu faire un chouette billet avec les maquillages d'Amandine, ceux qu'elle se fait elle même, c'est juste épatant. Mais j'ai pas pris le temps.

     

    Alors juste, pour le plaisir, celui qu'elle a choisi aujourd'hui. De toutes les couleurs, et avec des ballons. Photos prises du portables, les couleurs saturent un peu, mais l'idée est là... et elle était ravie et fort jolie !

     

    maquillage

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    Les bonhommes, dans les doigts des petits, ça vient d'un coup.

     

    Y'a pas de bonhommes, y'a des gribouillis, parfois des gribouillis qui ont un sens pour l'enfant.

    Mais c'est tout.

    Et hop, un jour, une larve de bonhomme.

    Ce jour là, mon Amande a dessiné son pote Y.

    Elle en a fait plein d'autres, mais je n'ai photographié que Y.

    Ils avaient tous le même concept de base, avec des formes différentes.

     

    Son copain Y donc, au mois d'octobre :

     

    dessin de Y par Amandine

     

    Pour la petite histoire, son copain Y est né 26 heures avant elle, ils ont deux jours d'écart même si c'est à peine, et surtout, ils étaient potes de maternité. Et les voilà potes d'école, et visiblement, le feeling passe bien entre les deux.

     

    Revenons à nos bonhommes.


    Après ces bonhommes là, hop, plus de bonhomme.

    Le temps passe, et les vacances de Noël arrive.

    Une soudaine envie de "ma peinture", et voilà un nouveau bonhomme qui surgit du pinceau.

    Il des lunettes celui là, visiblement super grosses,

    on ne lui voit plus le visage pourtant il en avait un.

     


    dessin de Y par Amandine

     

    A nouveau, plus de bonhommes.

     

    Papi et Mamie ont dépoussiéré le tableau blanc, acheté des feutres.

    Mais non pas question de dessiner.

    Jusqu'à hier, d'un seul coup, ça lui prend comme une envie de pipi,

    il n'y a plus qu'une seule envie, dessiner.

    Et là, c'est partie pour une série de portraits.

    En pieds.

    Mais nus visiblement.

    Une fois elle m'a dessinée avec mon t-shirt et mon pantalon,

    ça a donné un gros gribouillage vert et bleu qui a recouvert le bonhomme-moi.

     

    Les détails des dessins de mon Amande : tous ses bonhommes ont des joues. Souvent à l'extérieur du visage. Et les cheveux ne sont pas attachés à la tête.

     

    Son copain N :

     

    dessin de Y par Amandine

     

    Sa cousine (les deux taches vertes sont les joues, et les 17 traits les cheveux, les deux taches vertes dans les cheveux les oreilles, les bras sont bleus et tous petits) :

     

    dessin de Y par Amandine

     

    Et là, c'est moi. Pas besoin d'explications, je suis juste magnifique :

     

    dessin de Y par Amandine

     

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    J’ai rencontré une marmotte.


    Oh, pas une marmotte de la montagne hein, une marmotte avec les pieds au nord et la tête au sud, une marmotte qui fume des clopes et joue avec les mots, une marmotte avec deux marmottons sûrement bien mignons.


    Ma marmotte, elle me met des idées d’évasion dans la tête, elle me fait m’envoler un peu loin de mon quotidien tout en me laissant les pieds sur terre. Elle est trop loin pour devenir autre chose que ma marmotte du moment, trop près (cieuse) pour que j’ai envie de m’en séparer tout de suite, trop occupée dans une vie qui a l’air un peu jolie pour que j’ai envie de trop fouler l’herbe de sa prairie… ho non j’ai pas envie de déranger sa prairie.

     

    Y’a d’autres marmottes qui y vivent, et ça c’est important.

     

    Ma marmotte, elle arrive pile au bon moment. Pile quand j’en ai assez de retourner dans tous les sens la mienne de prairie pour essayer de faire l’herbe jolie mais que ça prend pas, pile quand j’ai envie de la laisser en jachère cette prairie pour aller me balader,, pile quand il faut que je m’occupe de moi avant de m’occuper de ma prairie.

     

    Pour mon Amande, y’a pas de soucis, son petit bout de prairie à elle est tout joli, ça j’ai bien réussi.

     

    Ma marmotte est joueuse, elle gagne parfois, elle perd aussi, elle me fait rire je la fais sourire. Ou peut-être l’inverse, ou peut-être les deux. Ma marmotte, elle est taquine, elle se cache, ressort de derrière son caillou pour se cacher à nouveau. Ma marmotte, elle aime plein de trucs dans la vie que j’aime aussi, puis d’autres pas pareil, on est un peu collègues germains, un peu de la même année ou presque, si peu pas de la même année que ça compte pas, un peu émerveillés par la vie tous les deux.

     

    Ma marmotte, elle m’a fait retrouver le plaisir de séduire, le plaisir d’être séduite, le plaisir de la rencontre. Ma marmotte, elle m’aère la tête et le cœur pile au moment où j’en ai bien besoin.

     

    Peut-être qu’à un autre moment de nos vies, notre rencontre aurait pu transformer ma marmotte en prince charmant, moi j’aurai fait la princesse. Là, c’est pas possible, parce que… ben parce que c’est une marmotte, pas une grenouille … et puis mois j’ai pas de diadème. Du coup juste se dire qu’un truc joli aurait pu nous arriver, ça permet de faire que du joli dans nos têtes, et de continuer à sourire à la vie.

     

    Eopaeae jolie marmotte…

     

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