« Ferme la porte. »
« Ferme la porte.», qu’ils me disent.
« Ferme la porte. »
Je peux pas.
« Ferme la porte. »
C’est pas possible.
Les portes fermées, les colères, la haine, je ne peux pas. Ça n’est pas moi.
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Ce jour là, comme d’autres, j’ai ouvert la porte à ton papa, et nous sommes allés partager ta rencontre. Prendre de tes nouvelles
Ce jour là, tu n’étais plus « un bébé », tu es devenu quelqu’un. Une personne à part entière, 546 g environ de vie, d’amour aussi.
Tu bougeais beaucoup, mais nous avons pu découvrir tes petits pieds, tes mains, dont une que tu ouvrais et fermais, comme un coucou.
Ton visage aussi.
Un profil que l’on devine. Puis de face. Tu ne nous regardais pas bien sûr, mais l’image nous a donné cet effet là. Tu n’es plus seulement une présence, tu es toi, tu es notre enfant.
La dame qui t’auscultait n’a pas beaucoup parlé. Elle a regardé de près l’ensemble de ton corps, nous a rassuré sur ton état de santé et celui des liens qui nous lient toi et moi. Elle nous a dit aussi que pour elle, tu étais une fille.
Notre fille.
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Maintenant, lorsque tu bouges, mon ventre bouge aussi. C’est beau, et c’est bon.
Merci à toi d’être là…














Ils ont dit ...