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    19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 22:49

    Ce n’est pas un film que j’ai regardé. C’est un film dans lequel j’ai plongé.

     

    Le générique déjà. Flash back… maman papa mon frère et moi… et les autres.

    Et puis le film… il est vrai, il est juste, il me parle de moi, d’eux… de ma fille aussi ; de moi enfant, de moi maman, de moi maintenant, de moi à venir aussi… il parle de la vie… de la mort.

     

    Il est la vie surtout.

     

    Au fil du film, de clins d’œil en souvenirs, de passages du rire aux larmes presque, mais jamais trop, juste ce qu’il faut. Au fil de la rencontre de ces gens si normaux, si simples qu’ils en deviennent exceptionnels… et nous avec.

     

    Et puis ce bonhomme là, ce papa là. C’est Jacques Gamblin qui le joue ce papa là. Depuis le début du film, au fil du film, ce type un peu lunaire, toujours là mais pas là, explosif parfois, si beau quand il sourit, avec les yeux si bleus… ce papa là dès le début du film m’a fait penser au mien de papa. Et, au moment où vraiment, je me dis que c’est assez fou d’avoir pu mettre en scène, d’avoir pu jouer un type qui lui soit si proche (ha si… j’aurais juste parfois aimer voir mon père s’énerver comme ça…il y a juste ça que je ne l’ai jamais vu faire) … juste à ce moment là je le vois boire son café du p’tit déj’ dans un bol qui s’appelle Robert.

     

    Robert.

     

    Jusque là on ne savait pas son prénom, jusque là je voyais mon papa-boby-lolo caché derrière Gamblin. Et voilà qu’il s’appelle Robert aussi…

     

    Puis l’histoire devient plus dure, la fin du film je n’en veux pas pour mon papa bien sûr qui en voudrait. Mais j’ai pensé à ma copine, celle-là, et son apa. Et puis celle-là aussi. Et puis d’autres tiens… mais là où ce film est magnifique, c’est que même dans le tragique il reste vivant, il reste vrai.

     

    Dans ma vie, dans nos vies, on a tous quelques-uns de ces « premiers jours du reste de nos vies », de ces jours si banals qu’on se dit qu’ils ne valent pas la peine d’être racontés, de ces jours si particuliers pourtant qu’ils marquent un tournant de nos vies. Ces jours, tragiques parfois, qui nous rendent différents, ces jours qui nous font grandir à chaque fois.

     

    Merci pour ce film…

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