En aparté, parce que pour continuer ce blog, il faut que je pose des mots sur mon silence.
En aparté, parce que je ne trouve pas de mots.
Je n'ai pas l'habitude d'étaler mes états d'âme du moment, mais si je veux continuer, réussir à faire avancer ces rubriques qui me tiennent à coeur, il me faut juste ici poser un peu de ma
peine.
Je ne trouve pas les mots pour la dire, aussi je les emprunte à miss Sblabla, dont le texte correspond à tout point de vue à ce que je ressens.
Merci S., de me les prêter...
"Agonie du jour dans la nuit blanche"
Il y a des peines qui ne se racontent pas, au mieux, qui s'effleurent.
Ce matin, je poserais volontiers mon pochon de chagrin, dissimulée derrière mes grandes lunettes de foire. Je tenterais bravement de cacher cette peine immense, mais je n'y arriverais pas.
Il y a des peines qui ne peuvent se ravaler, au mieux, s'étouffer au fond d'un grand mouchoir.
Ce matin, je m'arrêterais volontiers sur mon chemin détrempé pour respirer. Je suis déjà arrêtée et je ne respire plus.
Il y a des peines qui ne peuvent se crier, au mieux, se murmurer
Ce matin, je partagerais volontiers. Un regard, une parole, un geste amical, compassion, curiosité, certainement, une épaule, un bras, suffiraient a me faire tomber. Je vacille, je suis déjà
tombée.
Il y a des peines qui sont inconsolables et qui ne se racontent pas.
Ce matin, on m'a coupée en mille. J'ai bien trop mal pour me cacher. Tripes a l'envers. J'admire de loin, je déteste cette volonté et cette rigueur le coeur au bout des lèvres.
Le temps ne fait-il pas tout ? Je ne peux plus rentrer.
Il y a des peines qui passeront mais d'autres non.
Il y a des peines que l'on refuse.
Il y a celles qui se taisent, celles qui t'accompagneront encore un moment, toujours trop long.
Il y a celles qui sont plus dures que d'autres et celles qui ne se contrôlent pas.
Il y a des peines qui ne se racontent pas, au mieux qui s'effleurent.
Ils ont dit ...