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    chez Nyl :    visiteurs

    14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 18:07

    C’est le soir. Papotage dans la cour du château, avec vue sur la vallée tout autour de notre petite montagne. Nous regardons l’orage, au loin, alors que le soleil est toujours sur notre petit bout de vie hors du temps. Il est loin, il est beau cet orage.


    En un instant, il n’est plus ni loin, ni beau. Il est là. Tout s’envole. La consigne est rapidement donnée à tous les jeunes de rentrer dans les bâtiments.


    Depuis toute petite, depuis ma première nuit de camping à 5 ans, j’ai peur de l’orage. Dans ma tente avec mon frère, le bruit du tonnerre, celui de la pluie, et la lumière des éclairs, je m’étais imaginée dans un grand incendie. Mon père avait fini par me récupérer en transe, et me rentrer dans la caravane par la fenêtre. Chaque orage, je revis cette angoisse.


    Cet orage là à décider de stationner juste chez nous. Cet orage là, c’est la colère des Dieux. La foudre tombe juste sous nôtre nez sur le réservoir d’eau. La paille qui le protégeait brûle en instant.


    Chaque éclair est un coup de tonnerre, pas le temps de compter les secondes ou les kilomètres qui les séparent, qui nous séparent du cœur de l’orage. La tempête est telle que les vitres de deux des bâtiments sur quatre ont toutes éclatées. Les lits sont trempés. Et l’orage dure, il dure toute la nuit. Les jeunes sont exténués, ils n’ont pas où dormir, ils ne peuvent pas rejoindre les bâtiments au sec. Certains ont peur. Moi aussi.


    Je brave mon angoisse et, pour me rassurer, réussis à faire le tour des bâtiments et les compter, vérifier : ils sont tous là. Aucun d’eux n’est en vadrouille dans le village, le petit bois ou le cimetière, aucun d’eux n’est en train de paniquer tout seul dehors. Ouf !


    Je fais un deuxième tour pour rassurer tout le monde et finit par m’arrêter, trempée, sur le sol de la pièce commune du plus touché des bâtiment. Une partie de la pièce est épargnée, quelques matelas secs et les garçons de ces chambres s'y entassent. Ces garçons là, ceux avec qui nous avons passé les nuits les pluies longues. Et toujours mon animateur pas loin, si grand et si roux, c’est aussi son bâtiment. Nouvelle longue nuit, nouvelle nuit d’angoisse à partager avec eux.


    Lorsque l’orage se calme, je traverse la cour lessivée et voit les lueurs d'un incendie, en bas de la colline. Je passe dans le deuxième bâtiment. Dans l’escalier, un ado un peu plus grand que les autres s’est endormi, tout tordu. Sa chambre est complètement inondée.


    Nous n’étions pas assez fatigués… il a fallut la colère des Dieux. Encore une fois, nous avons pu constater que nous avions eu de la chance. Encore une fois, c’est beaucoup trop pour une même colo.

    (à suivre) 


     LIENS :

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    "Des mômes... les ados" premier article
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    commentaires

    Emmanuel 24/05/2007 08:24

    Parlez-moi de la pluie, et non pas du beau temps...

    Nelly 23/05/2007 16:25

    Merci les gens !SousLesMots et Annick : je ne suis pas sure que les organisateurs aient tout su de cette colo. Je sais surtout que j'ai appris beaucoup ! Heureusement surtout que les jeunes on tassuré et voulaient passer de chouettes vacances, ça a sauvé le séjour ! C'est le seul séjour aussi tordu que j'ai fait.Mélina : je me le suis demandée aussi, mais on était nombreux, donc c'est pas forcément moi !Francis : des photos ? (pas de l'orage à la mer hein, juste toi tout nu sous l'orage)Caribou : nous étions maudits, je pense que le lieu a été occupé par des sorcières au moyen-âge... merci :o)

    Le Caribou 22/05/2007 15:44

    Rhoooooo p'tin la galère... Vous etiez maudits non???????J'aime bein comme tu racontes ;o)))))

    Francis 21/05/2007 22:01

    Meuh non, les orages, y'a rien de tel !Tu te fous à poil et tu danses sous la pluie, ça changes le point de vue, hein.Mais le mieux, c'est l'orage à la mer, toujours.

    Mélina LOUPIA 19/05/2007 16:46

    A se demander si c'est pas toi qui fous la poisse oui!Tain... Bon, des bizettes, mis de loin, j'entends le tonnerre, si Marilion plante...ttation hein.